Vomi #1
j'ai une vie pas racontable.
Je sais même pas par ou commencer, tout est en vrac.
Dire qu'au fond, je suis une princesse, mais personne n'a compris.
Les trucs immondes s'enchaînent, je pense à chaque fois être blasé(e), ne plus jamais avoir de surprise, mais les cons sont trop nombreux, et ils arrivent toujours
a me baiser, dans un moment de faiblesse.
Par exemple, mon meilleur ami d'enfance a fait plusieurs années de prison, pour viols de mineurs, en Thailande, oui je sais , c'est dur.
Et bien aujourd'hui, il possède TOUT ce dont je rêve.
Un appart en plein Paris, des allocs, un super ordi 16 go , etc, avec TOUT le matos pour faire du streaming.
Ce serait...parfait, pour moi.
En plein quartier des putes, je serais au paradis, imaginez bien.
Tout le matos de streaming, vous seriez aux anges, je danserai pour vous, tous les soirs, comme une furie indomptable (grrrrrr, j 'te griffe)
Les allocs, j 'en ai pas vraiment besoin, et j'espère mieux mais ce serait sympa quand même, au lieu de bosser dans le BTP !
Putain, mais quelle vie de merde! C'est pas moi!
J'ai rien fait ! J'y suis pour RIEN!
Je me demandais aussi.
Pourquoi ma mère homophobe et alcoolique me faisait chier depuis toujours, alors qu'elle chéri au plus haut point mon gros fainéant homophobe de frère?
Et j'ai découvert, depuis peu, qu'ils couchaient ensemble.
C'est pas beau ça?
Et c'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de MERDE qu'est ma vie.
Du début, à la fin.
Pourquoi j'ai ouvert ce fabuleux placard, quand j'avais 10 ans?
Celui qui contenait les formidables fringues sexy de ma mère?
Mon père était photographe de charme (amateur), et ma mère était très salope (amatrice).
Elle avait des fringues de FOLIE.
Des bijoux, elle avait même des perruques.
J'ai ouvert ce placard, comme la boîte de Pandore.
Il y a toujours eu une pile de magazines pornos, dans les chiottes, chez mes parents.
Mon père avait TOUTE la collection des newlook ,j'adorais les reportages, sur les gangs de Los Angeles, ou sur ce type qui prenait des bains de haricots.
Il développait les photos de ma mère à poil dans la salle de bain, avec une ampoule rouge, comme un serial-killer, ça me faisait flipper.
Moi j 'aimais bien peindre des figurines pour jouer à donjons et dragons pendant ce temps, mais j'étais déjà cinglé(e), c'est évident.
Il m'appelait souvent "la tarlouze", même avant que je ne comprenne.
Et le pire de tout, c'est que j'ai fini par me marier, avec une random connasse, pour faire comme tout le monde.
C'est un formidable échec que je vous raconterai plus tard (ou pas).
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